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Les quatre fois vingt ans de Paul Delvaux

mercredi 4 septembre 2013, par rixke

Notre compatriote Paul Delvaux n’est pas seulement un des plus grands peintres vivants, il est probablement l’artiste qui a posé sur les vieux chemins de fer et les petits trains « vapeur » le regard le plus ému : celui d’un enfant rêveur et ébloui.

A quatre-vingts ans, Paul Delvaux n’a rien perdu de ses capacités d’émerveillement et d’imagination, qui sont le lot de la jeunesse du cœur, la seule qui vaille.

Pour fêter dignement ses quatre fois vingt ans, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles proposent un hommage à Paul Delvaux en forme d’exposition.

Cette exposition ne révélera pas l’ensemble de sa peinture comme lors des grandes rétrospectives de Rotterdam, Paris, Tokyo ; elle entend plutôt nous faire partager sa démarche créatrice dans ce qu’elle a d’intime et de secret.

Quelques tableaux significatifs, échelonnés sur toute sa carrière (certains rares : « La femme en rose », « La femme au miroir »...) des aquarelles, des dessins, des croquis et des lithographies, illustreront plusieurs thèmes chers au peintre, parmi lesquels l’univers ferroviaire aura très largement sa place.

Plus encore qu’à l’exposition d’un maître (incontestable), c’est plutôt en quelque sorte, à celle d’un cheminot d’honneur que nous vous convions.

Elle se tiendra du 7 juillet au 25 septembre 77 dans les locaux du Musée d’Art moderne, 1 place Royale à Bruxelles (à portée de pinceau de la gare centrale). Entrée : 50 francs.


Source : Le Rail, juillet 1977