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Ouï-dire !

Fabrice Thomas.

mercredi 8 juillet 2015, par rixke

  Sommaire  

 France

La troisième édition du « Guide des transports » vient de paraître. Elle s’adresse spécialement aux personnes à mobilité réduite qui rencontrent quotidiennement des difficultés dans leurs déplacements (= 10 % de la population !).

Ce guide donne des renseignements utiles (réductions tarifaires, téléphones, conditions d’accès, adresses, etc..) sur tous les modes de transport (terrestre : RER, tramways, métros, taxis, autobus ; aérien, maritime, etc.).

Rappelons à cet effet que 300 voitures Corail de la SNCF, spécialement conçues avec un espace pour fauteuil roulant, circulent quotidiennement sur 80 relations. Des places y sont réservées en permanence aux autres catégories de personnes handicapées et à leurs accompagnateurs (8 en 2e classe, 4 en 1re classe). Par ailleurs, dix voitures dites « à grande accessibilité » comportent une toilette abordable pour les handicapés en fauteuil roulant. Tout ce matériel est doté de chaises roulantes à petit gabarit « transfert » pour faciliter la circulation dans les trains. Dans le TGV Sud-Est (et bientôt Atlantique) une personne en fauteuil roulant peut être admise en Ire classe avec un billet de seconde dans chaque rame.

La SNCF possède également 100 ponts d’embarquement et 15 élévateurs électriques pour l’accès dans les voitures. Un nouveau matériel, autorisant le passage d’un quai de 0,30 m, à l’ensemble des véhicules voyageurs doit être livré au cours du 2e semestre de cette année (100 exemplaires). Enfin, des aménagements et un accueil spécifiques sont peu à peu mis en place dans les gares : cheminements fléchés, plans d’orientation, rampes, ascenseurs, bateaux de trottoir, places de stationnement. Un dispositif au sol d’éveil de la vigilance, permettant de signaler la bordure des quais, sera bientôt installé.

 Italie

Fin 1985, les FS avaient commandé à un pool industriel une première série de 160 voitures de deuxième classe pour leurs services à 200 km/h non assurés par les futures rames ETR 450 et ETR 500. Fin février, les dix premières voitures ont été livrées. Elles sont actuellement affectées aux trains Intercités 523/542 Rome-Tiburtina et Florence.

Dérivées des modèles Eurofima Z, ces voitures sont en quelque sorte, la version deuxième classe des grands conforts des FS. Elles remplaceront les 160 voitures de type X qui sont en service dans les trains IC Rome-Milan et qui avaient été adaptées pour la vitesse maximale de 200 km/h avec la mise en place de bogies F82.

La livrée retenue du nouveau matériel est la même que celle des voitures « grands conforts ». Une bande bleue le long de la caisse remplace toutefois la bande rouge habituelle. Les nouvelles voitures comportent onze compartiments de six places avec sièges en tissu et sont dotées de l’air conditionné. Elles sont équipées de lavabos en inox (une innovation des FS). 350 autres véhicules devraient être dans l’avenir commandés par les FS au pool IMESI. Sur ce total, 70 seront des voitures de 1re classe de type coach. Certaines seront aménagées spécialement pour les handicapés (portes louvoyantes coulissantes plus larges). Elles seront dans l’avenir divisées en 2 sous-séries. Les Z1, voitures aptes à 200 km/h ; les Z2, limitées à 160 km/h. La répartition des 2 sous-séries n’est pas encore fixée.

 Suisse/URSS

Depuis le 29 mai dernier, en plus de la relation bihebdomadaire existante (Moscou – Bâle - Berne), une voiture-lits circulera deux fois par semaine entre Moscou, Bale, Neuchâtel et Genève.

 STIB

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) va étendre à l’ensemble de son réseau routier et de son réseau de tramways la gestion centralisée de l’exploitation.

Ce système d’aide à l’exploitation s’appuie sur 2 composants ; les installations « déportées » (équipements à placer dans les véhicules et balises jalonnant le réseau) et les installations centrales fixes (équipements de transmission radio et ordinateurs). Les avantages immédiats de ce système ; accroître la sécurité du personnel et collecter des statistiques d’exploitation ; assurer une meilleure ponctualité des véhicules en ligne ; améliorer l’exactitude des départs ; informer les régulateurs ; gérer les communications entre le poste central et les véhicules. L’ensemble de cette vaste opération baptisée du nom d’ « Iris » devrait être mise en service en 1990. Coût total : ± 500 millions.


Source : Le Rail, novembre 1988