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Métiers de cheminots, métiers solidaires

mercredi 18 novembre 2015, par rixke

Les résultats de notre concours littéraire

Le règlement précisait bien qu’il s’agissait de « décrire l’un ou l’autre cheminot dans l’exercice de son métier, et de faire ressortir comment son labeur contribue à servir le but commun des hommes du rail ». Il ne s’agissait donc pas de décrire plusieurs fonctions à la fois, mais un seul métier ; il ne s’agissait pas non plus de disserter sur la solidarité des cheminots, mais de montrer simplement que le métier décrit participe à l’œuvre de tous.

Si, dès l’abord, nous rappelons l’énoncé du concours et si nous le précisons, alors pourtant qu’il était clairement exprimé, c’est parce que bon nombre de copies reçues ne répondaient pas exactement au sujet réglementaire. Le jury s’est vu forcé de les éliminer d’emblée, malgré leurs qualités, poétiques ou autres.

Après cette première sélection, il restait pas mal de travaux intéressants, dont une bonne douzaine se détachaient nettement.

M. Villé avait envoyé deux copies de valeur. On s’y attendait un peu. Ce fidèle collaborateur de notre revue est un spécialiste du genre : plus d’une fois, nous avons publié de lui des portraits de cheminots, décrits dans un fraternel esprit de sympathie. Le jury a eu l’heureuse idée de le classer « hors concours », en lui attribuant une récompense spéciale pour ses nouvelles réussites, que nous reproduirons ultérieurement.

Parmi les autres envois de qualité, le jury a constaté, avec une agréable surprise, que quatre copies avaient été écrites par des femmes. C’est une preuve que Le Rail, en pénétrant dans nos foyers, fait mieux comprendre notre travail à nos proches, et que nos compagnes, attentives à ce qui nous touche, sont à même, grâce à leur intuition, de saisir notre état d’esprit et de l’exprimer avec justesse, même si les détails techniques leur manquent.

Enfin, le jury s’est réjoui de voir que ses souhaits avaient été suivis par des travailleurs manuels. A la suite du règlement du concours, une petite note demandait notamment, non que les auteurs fassent de la littérature et qu’ils secouent le dictionnaire, mais qu’ils apportent sur notre beau métier des témoignages aux résonances humaines, dans un langage simple, direct et cordial. Des ouvriers ont très bien répondu à cette, attente en parlant avec amour de leur travail et en soulignant le sentiment de solidarité qu’ils éprouvent à partager la vie unanime des cheminots. Bravo ! Grâce à ces collègues, le but du concours a été pleinement atteint.

Les lauréats

  • Hors concours : S. Villé (Namur).
  • 1er prix : Bernadette Evrard (Saint-Ghislain).
  • 2e prix : René Doyen (Cuesmes).
  • 3e prix : Joseph Antoine (Saint-Hubert).
  • 4e prix : Georgette André (Waterloo) et Yvette Gillardin (Couvin).



Le jury a encore distingué les travaux de Mme Marie-Rose Dauphin (Saint-Ghislain), de Jean Thomas (Tamines), de Henri Heine (Liège), de René Maquet (Bastogne), de Valère Laurent (Bruxelles), de Jean Massart (Bouillon) et du jeune Guy Van Herpe (Braine-le-Comte).

Nos vives et chaleureuses félicitations à tous !


Source : Le Rail, mai 1960


[1Arrière-petite-fille, petite-fille et fille de machinistes.