Accueil > Le Rail > Infrastructure > Fresque à châtelet

Fresque à châtelet

mercredi 6 janvier 2016, par rixke

Le lundi 8 octobre 1990, on a procédé au vernissage d’une peinture murale réalisée dans le bureau du service général. Dans l’assistance nombreuse, on distinguait Monsieur Castin, Directeur du district sud-ouest, qui avait bien voulu rehausser la cérémonie de sa présence. Il a congratulé chaleureusement le personnel pour cette heureuse initiative. Monsieur Hennebert, chef de la division transport, honorait également l’assemblée de sa personne : il était accompagné de Monsieur Ange, chef d’arrondissement. Après un discours de bienvenue prononcé par Monsieur Lemaire, chef de gare principal, le tombé du voile a découvert, dans l’admiration générale, l’œuvre picturale. Elle représente, comme il se doit, un sujet propre à notre Société : le chemin de fer.

L’auteur nous a fait la surprise de traiter le sujet avec originalité, ce qui lui a valu d’être pressé de questions tant de la part des autorités présentes que des membres du personnel. En effet, on y reconnaît une évocation du chemin de fer d’antan, le chemin de fer à vapeur, exprimée en trois ambiances, une chronologie subtile chère à l’auteur. S’il n’a pas souhaité s’étendre, comme par pudeur, il a cependant invité tout un chacun à y trouver ce qu’il souhaite : un regard à nos souvenirs en somme !

De la réalisation, elle tient d’une gageure. Monsieur Warnant, chef de zone prédécesseur de Monsieur Lemaire, a mis au défi le commis Absil de peindre « quelque chose » sur le mur. Fera, fera pas ? Piqué au vif, celui-ci, après réalisation de croquis, s’est attelé à la tâche aidé de son collègue Daniel Boets qui s’est attaché à la coloration des grandes surfaces sous les directives très suivies du maître d’œuvre. S’associait à cette heureuse manifestation, Claude Huysmans de la gare de Châtelet, artiste confirmé, qui présentait six « crayons » sur des accessoires de travail.

Il faut se féliciter d’une telle initiative qui, tout en embellissant les lieux de travail, démontre de plus que la pratique de l’art n’est pas un vain mot au sein de notre personnel.


Source : Le Rail, janvier 1991