Rixke Rail’s Archives

Accueil > Le Rail > Histoire > Durail Junior > Les roues de chemin de fer

Les roues de chemin de fer

vendredi 23 janvier 2009, par rixke

Toutes les versions de cet article : [français] [Nederlands]

La roue se compose du « corps » (centre de roue), calé sur l’essieu, et du « bandage ».

Les premières roues furent fondues, mais, quand il gelait, la fonte était cassante. Le fer forgé, puis l’acier coulé, la remplacèrent.

Profil d’un bandage.

Dans le procédé Arbel, le moyeu, les rayons et la jante, fabriqués séparément, sont assujettis avec du fil de fer. Ainsi assemblée, la roue est mise au four d’abord, puis, incandescente, dans la matrice du marteau-pilon, qui soude les différentes parties. Après une seconde chauffe, on rebat au pilon, - et il ne reste qu’à dégrossir la roue. En somme, on « frappe » une roue comme une pièce de monnaie.

La rotation des roues à rayons provoquait une ventilation puissante, et de la poussière s’introduisait dans les boîtes de fusée. Aussi s’est-on mis à faire des roues à centre plein.

Les « bandages » constituent la surface de roulement. Par leur rebord, appelé « boudin », ils maintiennent les roues sur les rails. Autrefois, ces bandages étaient en fer ; mais, pour qu’ils résistent à l’usure, on y a substitué l’acier.

Pour maintenir le bandage sur la roue, on lui donne un diamètre intérieur un peu plus petit que le diamètre extérieur de la jante, on chauffe de manière à produire la dilatation et on introduit à chaud le bandage autour de la jante.

1. Bandage ;
2. Boudin ;
3. Jante ;
4. Moyeu ;
5. Rayon

En se refroidissant, le bandage produit une pression énergique sur la jante.

Les roues sont ensuite calées sur les moyeux des essieux à la presse hydraulique, à la pression de 30 à 40 t. Cette pression est portée de 60 à 85 t quand il s’agit de grandes roues de locomotives à vapeur.

On réalise actuellement des roues « monobloc », coulées d’une seule pièce.

Fabrication de roues de chemin de fer aux ateliers Arbel (France, 1862 « L’Illustration »).

Source : Le Rail, août 1965