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La ventilation des voitures

vendredi 23 janvier 2009, par rixke

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Système de ventilation à registre.

L’ancienne méthode de ventilation, dite naturelle, faisait usage de vasistas et de registres. Les registres, installés au-dessus des fenêtres ou dans le lanterneau, étaient composés de deux plaques superposées, munies de filtres. En déplaçant une des deux plaques au moyen d’une tringle, le voyageur pouvait régler l’introduction de l’air dans le compartiment. Les vasistas, dépourvus de filtres, laissaient pénétrer poussières, escarbilles, pluie, neige, etc. Comme les deux systèmes provoquaient des courants d’air, on utilisa des ventilateurs.

Aspiration : ventilateur « Torpedo »

Sens de roulement

Refoulement : ventilateur « Chenard »

Le ventilateur agitateur, qui n’a guère été employé, était commandé soit par un moteur électrique, soit par le déplacement d’air que produit le train en marche.

Ventilateurs aspirants « Torpédo ».
Ventilateur « Chenard » équipant les toilettes d’une voiture Nord-Belge.

Le ventilateur aspirant du type Torpédo s’est vite généralisé. La marche du train produit une dépression, qui a pour effet d’aspirer l’air du compartiment. L’air vicié, étant plus chaud que l’air ambiant, monte dans le haut du compartiment tandis que l’air plus frais arrive par le bas. Avec, le ventilateur aspirant, la circulation de l’air est donc rationnelle.

Son utilisation n’a pu être appliquée aux toilettes. En effet, la dépression provoquerait une aspiration d’air frais par la buse d’évacuation du W.-C. Cet air se contaminerait au passage dans la buse et dégagerait des odeurs nauséabondes. C’est pourquoi on a utilisé des ventilateurs par refoulement, qui inversent le sens de la circulation de l’air. Le ventilateur « Chenard » crée une surpression dans sa partie centrale, lors de la marche du train. Une partie de l’air ainsi comprimé est envoyée à l’intérieur.

Modèles d’aérateurs

1938 - Voiture M1
1954 - Automotrice
1958 - Voiture M2

Source : Le Rail, nr 112, décembre 1965