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Le « cent cinquantième » à travers l’objectif

samedi 14 juillet 2018, par rixke

Charleroi

Les festivités du 150e anniversaire de l’arrivée du rail au Pays noir se sont déroulées du 15 au 18 mai derniers, dans les gares de Charleroi Sud, Châtelet et Monceau. Si les deux dernières présentaient des expositions respectivement consacrées au matériel technique, au matériel à marchandises et aux locomotives diesel, celle de Charleroi Sud devait sans doute constituer le pôle principal des attractions. Nombreux furent les visiteurs qui s’intéressèrent au matériel à voyageurs des générations passées ou ultramodeme, tel le TGV Atlantique qui attira évidemment la foule.

Le TGV : la curiosité du nombre devant la technique ferroviaire de pointe.

Celle-ci n’hésita d’ailleurs pas à faire patiemment la queue afin de pouvoir se rendre dans le poste de conduite. Le poste de signalisation de la gare fit également la une mais il faut dire que la vue était imprenable, la « cabine » surplombant les voies de plusieurs mètres. L’occasion était donc belle pour les profanes de découvrir la face cachée du chemin de fer, celle que le voyageur ignore mais sans laquelle son train demeurerait à quai.

Une visite au « block 20 » : l’occasion de voir les choses de haut.

Un autre centre d’intérêt et non le moindre, était évidemment cette rame composée d’anciennes voitures meublées de banquettes en bois et remorquée par une locomotive à vapeur. Inutile de vous dire que les voyages gratuits proposés à bord de ce train firent « recette » ! Cheminots, simples visiteurs, mordus du rail et photographes de tout poil trouvèrent de quoi faire leur bonheur au cours de ce long week-end qui voyait ses festivités prolongées jusqu’au mardi afin que pussent en profiter les groupes scolaires. Collectionneurs et modélistes n’avaient pas été oubliés eux non plus car ils eurent l’occasion de chercher parmi les étals la perle rare qui pouvait leur convenir. Et tout cela, dans une ambiance bien agréable que l’on devait à un petit orchestre de Dixieland arpentant les quais...

Il faisait bon flâner sous les accents du Dixieland.

Source : Le Rail, juillet 1993