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Le rail, tranches d’une vie

mercredi 6 février 2019, par rixke

Marijke Seresia avait déjà à son actif deux impressionnants recueils de photographies, l’un sur Bruxelles et l’autre sur Anvers, lorsqu’elle proposa à la SNCB de réaliser un ouvrage traitant de la chose ferroviaire.

Après un peu plus d’un an, elle vint à bout d’un travail acharné, consistant à opérer une sélection parmi les milliers de photos que sa sensibilité lui dictait de prendre au cours de ses pérégrinations à travers le paysage ferroviaire. Le résultat : un superbe ouvrage de 215 pages offrant un regard très personnel mais attachant sur les chemins de fer des années nonante. Une vision personnelle certes très marquée mais qui n’est pas surprenante, tant les chemins de fer ont été et sont toujours pour beaucoup un sujet chargé d’émotion. Quant à l’aspect romantique de ce livre, il apparaît grâce aux légendes accompagnant les centaines de photos. Tous les écrivains à qui des extraits de textes ont été empruntés ont eu ce moment d’émotion pour le train. Ce côté romantique du chemin de fer n’est sans doute pas celui que ressentent les nombreux cheminots et cheminotes parfois confrontés à la dure réalité quotidienne du rail et qui entretiennent jour et nuit les rouages de cette grande mécanique ferroviaire. Et pourtant, l’on discerne chez eux un profond sentiment d’attachement au monde du rail que ce livre traduit au fil de ses pages en faisant aussi l’anthologie des tâches les plus couramment exécutées par le personnel.

L’auteur, Marijke Seresia, née à Overpelt en 1951, fit ses études de photographie à l’Institut supérieur Saint-Luc à Bruxelles. Ses travaux ont été exposés à cinq reprises, de 1979 à 1982, principalement à Anvers mais aussi dans le Limbourg. Pendant plusieurs années, elle fut photographe indépendante pour divers hebdomadaires et, en 1985, elle se mit au service de la Fondation Roi Baudouin dans le cadre des programmes ayant trait à l’environnement, la conservation des monuments historiques, le dialogue pour l’avenir et l’aménagement du territoire. Actuellement, elle travaille pour différents mandataires belges ou étrangers. Elle a collaboré à diverses publications et a également publié ses propres recueils. Depuis l’année scolaire 1989/1990, Marijke Seresia enseigne la photographie à l’Institut supérieur national et à l’Académie royale des Beaux-Arts à Anvers.


Source : Le Rail, février 1994