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La T.V. aux P.N.

mercredi 8 septembre 2010, par rixke

La télévision est devenue depuis peu la collaboratrice du rail pour la surveillance du trafic routier aux passages à niveau. Sur notre réseau, à Gand-Muide, à Roulers et à Ath, fonctionnent des installations de télésurveillance identiques à celles qui sont utilisées par les C.F.L.

Une caméra du PN 7b d’Ath.

Depuis une dizaine d’années, la modernisation des PN est entrée dans une phase décisive : l’automatisation a réduit considérablement le gardiennage, et le métier de garde-barrière finira par rejoindre la traction « vapeur » dans les souvenirs que conserveront les musées ferroviaires.

Si, en principe, tous les PN peuvent être automatisés, il en existe toutefois, notamment dans le gril de grandes gares, pour lesquels cette solution entraînerait des arrêts prolongés d’un trafic routier important devant nos barrières : il se passe généralement plus de deux minutes entre le moment où le passage à niveau est fermé automatiquement et le moment où il peut se rouvrir. Dans ce cas, il est préférable de faire commander les barrières par le poste de signalisation le plus proche et de permettre à celui-ci, grâce à la télésurveillance, de réduire au minimum les arrêts de la circulation routière.

Ecrans et tableau de commande.

Comment fonctionne une installation de télésurveillance ? Lors de l’annonce d’un train, le signaleur actionne le bouton de commande du système. A partir de ce moment, les caméras, qui se trouvent de part et d’autre des voies, travaillent, même la nuit grâce à un éclairage extérieur renforcé. Elles s’allument presque instantanément. Au moment le plus opportun, le signaleur peut alors actionner le poussoir de commande de fermeture des barrières, ce qui déclenche le processus ci-après :

  • des feux rouges clignotants s’allument en campagne de part et d’autre du PN ; une sonnerie tinte ;
  • huit secondes plus tard, la barrière partielle de droite pour chaque sens de circulation vers le PN s’abaisse (durée de l’opération : sept secondes) ;
  • quinze secondes plus tard, les autres barrières partielles de la partie gauche de la route se ferment (durée de l’opération : sept secondes).

Ce délai de quinze secondes tient compte de la longueur de la traversée de façon à permettre à un usager de la route engagé sur la voie d’évacuer le site ferroviaire en temps opportun.

Dès que le contrôle de la fermeture des barrières est obtenu, les sonneries s’arrêtent de tinter, mais les feux rouges protégeant les barrières continuent à clignoter.

Bref, un délai d’environ 40 secondes est nécessaire pour accomplir le circuit des opérations conduisant à la fermeture des quatre semi-barrières d’un PN télé-surveillé.

La fermeture des passages à niveau, contrôlée au poste de signalisation, permet au signaleur d’éteindre les moniteurs (caméras) en même temps que d’ouvrir les signaux ferroviaires.

En dehors de la commande de la fermeture des PN, il est toujours possible de déclencher la télésurveillance des installations par la manœuvre d’un bouton de test. Cette télésurveillance se prolonge aussi longtemps que ce bouton est enfoncé.

(Reportage photographique de G. Finet.)


Source : Le Rail n° 132, août 1967