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Bruxelles-Paris

J. Van Volden, ingénieur en chef.

lundi 12 juillet 2010, par rixke

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Bonne nouvelle pour les voyageurs de la ligne Bruxelles-Paris ! Les relations entre les deux capitales vont s’accélérer dès le 2 juin 1957.

A partir de cette date, en effet, le train 116, qui donne aux voyageurs la possibilité de gagner Paris dans la matinée, et le train 129, qui les ramène en fin d’après-midi, seront remorqués de bout en bout par deux locomotives diesel électriques accouplées du type CC.

La durée actuelle du parcours est de 4 heures 5 minutes à l’aller et de 3 heures 53 minutes au retour. Le nouveau système de remorque va permettre de réduire ces temps de plus d’une demi-heure.

Selon l’organisation existante, le train de Paris arrête à Mons, à Aulnoye et à Saint-Quentin ; il s’adjoint à Aulnoye la rame en provenance de Liège et des pays Scandinaves. Tout cela sera maintenu et, mieux encore, on pourra, entre Aulnoye et Paris, renforcer la rame jusqu’à 750 tonnes, ce qui représente 15 voitures chargées.

A Paris, le 26 septembre 1956
(Photo Laurent.)

Pour ne rien laisser au hasard, un train d’essai a été organisé le 25 septembre dernier ; la rame remorquée comportait 16 voitures métalliques.

La marche du convoi fut parfaite. Grâce à une vitesse de 125 km/heure, soutenue sur de longues sections, le parcours de Bruxelles à Paris a duré 2 heures 56 minutes (non compris les temps. d’arrêt).

La longue rampe de 5 mm. par mètre située aux abords de Chantilly, rampe bien connue des voyageurs par le ralentissement qu’elle provoque aux trains vapeur, a donné l’occasion à la locomotive diesel de démontrer ses capacités d’accélération. Après un arrêt, le train de 700 tonnes a pu aisément accélérer, et il a gravi la rampe à la vitesse de 100 kilomètres à l’heure.

La locomotive diesel a prouvé une fois de plus ses remarquables qualités.


Source : Le Rail, n° 5, janvier 1957