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Les diesels de ligne italiennes
Phil Dambly.
mercredi 2 mai 2012, par
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Les chemins de fer italiens de l’Etat électrifient depuis des années leurs grandes lignes : cette politique, en vigueur déjà avant la guerre, se poursuit toujours. Après avoir reconstruit leur réseau, fortement touché par les hostilités, les F.S. ont continué d’étendre leurs lignes électrifiées avec ténacité.
Ils ne pouvaient cependant envisager une électrification intégrale ; aussi, pour éliminer totalement la traction vapeur, il fallait prévoir un parc de locomotives diesel moyennes pour quelques lignes à trafic moyen et pour la plupart des lignes à faible trafic.
C’est en 1954 que les F.S. étudièrent le problème. Pour ces lignes ayant un tracé irrégulier et une superstructure légère et qui ne sont pas desservies par des trains lourds, les F.S. ont envisagé la construction d’une locomotive ayant un poids de 16,5 t. par essieu, deux bogies pouvant bien s’inscrire dans les courbes et une puissance de 1.000 chevaux au moins aux bandages.
Les locomotives D. 341 de la première série expérimentale
Ces locomotives sont du type BB diesel-électrique à un seul moteur et à deux cabines de conduite. L’équipement électrique comprend un générateur principal Marelli, un système de réglage C.G.E. et des moteurs de traction de projet TIBB.
Le moteur thermique est :
- Pour 16 unités (341.1000), le FIAT 2312 SF, 1.320 ch., 1.000 tours/minute ;
- Pour 2 unités (341.2000), le Breda - Paxmann, 12 cylindres, 1.320 chevaux, 1.000 tours/minute ;
- Pour 1 unité expérimentale (341.5000), le MAN VV 22/30, 1.320 ch., 1.000 tours/minute.
La vitesse maximum de ces locomotives est de 100 km/h.
Enfin, toujours de la série 341, il y a la locomotive D. 341.4001, construite par la société Ansaldo. Cette locomotive a un moteur Maybach MD 865, 1.600 chevaux à 1.500 tours/minute. Elle est équipée d’un réglage Oerlikon-Maybach et d’une génératrice Oerlikon. La vitesse maximum est aussi de 100 km/h.
Toutes ces locomotives sont unifiées et ne diffèrent entre elles que par les détails que nous venons de signaler.
Dans toutes ces locomotives, il y a un emplacement pour l’installation d’une chaudière pour le chauffage des trains. L’installation est cependant effectuée uniquement sur les locomotives affectées aux lignes sur lesquelles il est permis d’augmenter le poids par essieu au-delà des 16,5 t.
Les locomotives D. 342 première série
Depuis deux ans circulent sur le réseau F.S. deux locomotives D. 342 à transmission hydraulique. Elles sont toujours du type BB et ont deux moteurs Ansaldo-Maybach MD 835 de 800 ch. à 1.500 tours/min, chacun. Les transmissions hydrauliques sont des Maybach-Mekydro K104V et les arbres à cardan sont des Maybach. Elles ont une vitesse maximum de 120 km/h, et permettent l’installation de chaudières pour le chauffage des trains dans la limite de 16 t. par essieu.
Une locomotive expérimentale d’un type analogue est la 442.4001, qui possède deux moteurs diesel Ansaldo-Maybach MD 650 de 1.100 chevaux chacun à 1.500 tours/min. La transmission est très proche do celle des locomotives 342. Le poids sans chaudière est de 70 t. Le rapport puissance/poids est l’un des plus hauts réalisés avec des locomotives de ce genre.
Deux locomotives expérimentales de la série 342 (342.3000) ont été con8truites par la Société O.M. et sont déjà en service. Il s’agit de locomotives BB à deux moteurs avec deux cabines de conduite et à transmission hydraulique. Les changements de vitesse sont du type O.M. hydraulique DS 1,2/1,3 V. à double rotation, rotation simple et prise directe ; ils ont été construits par la O.M. sous licence de la Svenska Rotor Maskiner A.B. La transmission de la puissance aux roues est obtenue au moyen de systèmes à cardan. La partie mécanique est réalisée sur une locomotive avec deux moteurs Daimler Benz MB 820 Bb, 900 ch. à 1.500 tours/min., et sur l’autre avec deux moteurs O.M. SEVL, 830 ch. à 1.500 tours/min. Les deux locomotives ont une vitesse maximum de 120 km/h, et pèsent 65,5 t.
Locomotives D 341 deuxième série
Les locomotives D 341 de la deuxième série sont semblables à celles de la première série : sur 85 commandées et en cours de livraison, 33 sont équipées d’un moteur Paxmann 12 cylindres et 52 d’un moteur Fiat 2312 SF.
Ces locomotives diffèrent de celles qui précèdent par :
- Un effort continu supérieur (25 % environ) ;
- Une puissance installée de 1.400 ch. ;
- Une vitesse maximum de 110 km/h. ;
- Des moteurs auxiliaires pour la mise en marche du moteur de traction.
Sur ces locomotives, on a apporté, en outre, toutes les modifications conseillées par l’expérience acquise dans l’exploitation avec les locomotives de la première série.
Les premières unités de la deuxième série sont déjà en service.
Locomotives D 342 deuxième série
Les locomotives D 342 de la deuxième série, au nombre de 15, ne diffèrent de celles de la première série que par une modification apportée dans l’empattement des bogies : celui-ci est passé de 3.600 mm. à 3.200 mm.
Pour trois de ces locomotives, la puissance des moteurs thermiques sera plus grande et atteindra 1.000 ch. à 1.500 t/min. au moyen d’une réfrigération de l’air d’alimentation.
Les premières unités de cette série sont déjà en service.
Locomotives lourdes pour manœuvres
Les F.S. ont construit une série de 29 locomotives lourdes de manœuvre du type standard ORE classe d, avec moteur thermique de 725 ch. et transmission électrique. Vitesse maximum : 85 km/h.
Locomotives en projet
On a projeté une locomotive diesel rapide pour les services de ligne pouvant circuler aux mêmes conditions et à la même vitesse que celles prévues pour les automotrices. Le poids maximum par essieu devrait être maintenu à environ 14 t. (y compris la chaudière), la puissance maximum au bandage devrait être de 800 ch. et la vitesse maximum ne devrait pas être inférieure à 120 km/h.
Est aussi à l’étude une locomotive puissante à 6 essieux (18 t/essieu) qui servirait de réserve en cas d’interruptions de l’alimentation sur les lignes électrifiées. La locomotive devrait donc être capable d’effectuer des prestations semblables à celles des locomotives électriques en service.
Source : Le Rail, juillet 1961
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