Accueil > Le Rail > Personnel > Quand nous nous préservons ...
Quand nous nous préservons ...
mercredi 20 novembre 2013, par
Toutes les versions de cet article : [français] [Nederlands]
La situation devenait alarmante
Depuis la fin de la guerre, le nombre des accidents du travail continuait d’augmenter de façon alarmante. Qu’on en juge : en 1952, les accidentés en service étaient deux fois plus nombreux que pendant la période 1934-1936 ; nos ouvriers, les plus atteints, comptaient 9.773 camarades touchés, soit presque 1 d’entre eux sur 5.
Nous réagissons
Il était grand temps de réagir. En 1953, la Société commença une campagne spéciale pour lutter contre cette calamité sociale. Tous ensemble, dans notre propre intérêt, nous avons écouté son appel à la prudence et nous y avons répondu.
Qu’avons-nous obtenu ?
En 1955, le nombre d’ouvriers accidentés est tombé à 5.180, diminuant ainsi de 50 % à peu près. Si nous mettons coude à coude ces 5.000 collègues qui ont échappé à l’accident, nous formons un rempart de trois mille mètres. Pensons surtout aux souffrances matérielles et morales qui furent évitées de cette façon et aux angoisses que nous avons épargnées à nos familles.
Tous, nous pouvons être fiers de ce résultat, et la Société s’en réjouit avec nous.
A l’honneur...
Des drapeaux de la Sécurité ont été remis solennellement aux services qui se sont particulièrement distingués :
- A E. :
- la gare de Muizen ;
- A M.A. :
- l’atelier central de Louvain ;
- l’atelier (traction électrique) de Schaerbeek :
- la remise de Gouvy ;
- A V. :
- le 2e arrondissement de la Voie d’Anvers ;
- A E.S. :
- les arrondissements E.S. du groupe de Mons.
Et en voyage...
Plus de cent agents participeront, cette année, aux frais de la Société, à un beau voyage à l’étranger.
Ils seront choisis dans les sièges de travail où la prévention des accidents a donné les meilleurs résultats ; ce sont :
- Pour E. :
- les gares de Bruxelles-Nord, de Muizen et de Denderleeuw ;
- toutes les gares de 2e classe des groupes de Gand et de Mons ;
- toutes les gares de 3e classe du groupe d’Anvers ;
- Pour M.A. :
- les ateliers centraux de Malines et de Louvain ;
- les ateliers de ligne de Schaerbeek (traction électrique) et de Tirlemont ( voitures) ;
- les remises de Gouvy, de Muizen, de Mol et de Braine-le-Comte ;
- Pour V. :
- le 2e arrondissement de la Voie d’Anvers, les arrondissements de Courtrai et d’Ath ;
- les brigades IPV des groupes d’Anvers et de Mons ;
- Pour E.S. :
- la brigade IPES de Hasselt ;
- les arrondissements E.S. du groupe de Mons.
Et maintenant ?
Si nous continuions, qu’en pensez-vous ? N’est-ce pas notre propre intérêt ? Nous pouvons même faire mieux encore. Nos lieux de travail doivent devenir des lieux de sécurité. Nous nous y rendons volontiers pour gagner notre pain, non pour être blessés.
En avant donc pour plus de sûreté et de bien-être !
Au surplus, les nouveaux prix qui nous sont promis pour 1956 procureront un plaisir supplémentaire à ceux qui les auront gagnés et à leurs collègues solidaires de leur joie.
Source : Le Rail, mai 1956
Rixke Rail’s Archives