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Les tunnels

Phil Dambly.

vendredi 23 janvier 2009, par Rixke

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Les tunnels non seulement permettent de passer d’une vallée dans une autre, mais ils évitent souvent le contour d’éperons rocheux ou les méandres d’une vallée. Le voyageur parcourant les bords pittoresques de la Lesse ou de la Vesdre s’en rend facilement compte.

Lors de la construction des tunnels, on prévoit des niches de refuge pour le personnel ainsi que les places pour les cintres permettant les réparations éventuelles.

L’aération doit être étudiée avec soin. Comme ils sont des endroits particulièrement humides, les tunnels doivent avoir une pente minimum .de 2 millimètres par mètre pour faciliter l’écoulement des eaux. Cette pente ne doit pas dépasser 8 mm par mètre pour éviter un coefficient d’adhérence trop bas. Ce coefficient diminue du fait des rails humides, donc plus glissants.

Les méthodes de percement des tunnels dépendent de la nature des terrains traversés. En terrain tendre, on enfonce dans le sol une armature appelée bouclier, suivie d’un compartiment rempli d’air comprimé destiné à empêcher l’éboulement des terres. En terrain dur, on a recours à des perforatrices et aux explosifs. Pour le percement du mont Cenis, le Belge Maus avait imaginé des perforatrices mécaniques utilisant la force d’une chute d’eau par l’intermédiaire de câbles et de poulies, mais on préféra des perforatrices à air comprimé. Celui-ci était obtenu au moyen du compresseur hydraulique de l’Italien Sommeiller.

Dans l’établissement des voies ferrées, les tunnels ont nécessité les travaux les plus considérables, les plus longs et les plus coûteux.

Entrée de tunnel à double voie.

Source : Le Rail, août 1964