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IC IR 98 : la nouvelle offre ferroviaire
mercredi 26 juillet 2023, par
Chacun sait qu’il est urgent de rechercher des solutions de remplacement à la voiture. Mais le Belge moyen prétend généralement qu’il ne peut pas s’en passer. Or, des études ont montré que les déplacements continueraient à s’accroître, tant pour les loisirs que pour le travail : on prévoit d’ici l’an 2020 une hausse de trente-cinq pour cent !
Aux abords des grandes villes, le trafic automobile est déjà saturé. Le transport en commun peut être considéré à cet égard comme une bonne solution : respectueux de l’environnement, il élimine les problèmes de files et de parcage. Cependant, pour attirer le client vers ce mode de transport, il faut lui offrir davantage : des véhicules plus confortables, en nombre suffisant, ainsi que de bonnes correspondances.
Telles ont été les préoccupations de la SNCB quand elle mit en service sa nouvelle offre ferroviaire le 24 mai dernier.
La nouvelle offre, en général
Si les principes de l’horaire cadencé et de la subdivision en trains IC, IR, L et P ont été maintenus, les horaires et la fréquence des trains ainsi que le nombre de gares reliées directement à la capitale ont été, par contre, profondément remaniés ou revus à la hausse. Par ailleurs, il faut souligner qu’aucune gare n’a été fermée, ni aucune ligne supprimée. Enfin, l’accent a été mis sur les correspondances avec les autres moyens de transport en commun, en concertation étroite avec les sociétés TEC et De Iijn.
En semaine, et « en capitale »
La nouvelle offre ferroviaire assure, en semaine, des liaisons cadencées supplémentaires aux heures de pointe du matin (de 6 à 10 h) et du soir (de 15 à 19 h) sur quatre grands axes en direction de la capitale.
Tenant compte que celle-ci est la destination de la moitié des déplacements en train, le nombre de gares bénéficiant tout au long de la journée de relations directes avec elle a été revu à la hausse : elles ont augmenté de cinquante-quatre unités.
Partenaires plutôt que concurrents
L’aéroport de Bruxelles-National dispose désormais d’une gare performante digne de ce nom : trois quais au lieu de deux précédemment accueillent une clientèle estimée actuellement à 17 millions de voyageurs. Par ailleurs, cet aéroport bénéficie de liaisons directes avec une quarantaine de villes. Dans les gares de Bruxelles, de liège et d’Anvers, le plan IC/IR 98 a favorisé les correspondances entre les trains du réseau intérieur et les trains internationaux à grande vitesse. C’est ainsi, par exemple, que le parcours du train IC Quiévrain-Bruxelles-Liège est prolongé jusqu’à Verviers pendant les heures de pointe du matin et du soir ainsi que toutes les deux heures pendant la journée de façon à offrir de meilleures correspondances avec tous les Thalys à liège.
Le week-end
L’offre ferroviaire durant les week-ends et jours fériés est avant tout une version réduite de l’offre de la semaine. Cependant, quelques améliorations ont été apportées du point de vue des correspondances notamment. Par ailleurs, des relations ont été adaptées en fonction de leur fréquentation. C’est par exemple le cas sur la ligne Louvain-Malines où le point d’arrêt de Muizen a été rouvert le week-end pour permettre aux voyageurs d’atteindre sans difficulté le parc animalier tout proche.
Souplesse
Le plan IC/IR 98 a également intégré les chantiers importants entrepris dans le cadre des plans Star 21 et TGV. C’est ainsi que les trains IC de la relation Ostende-Gand-Anvers s’arrêtent à Anvers-Sud pendant la durée des travaux de la jonction nord-sud d’Anvers afin de pallier la réduction substantielle de la capacité d’Anvers-Central.
Du quai au train : accueil et confort
Les investissements ont aussi bénéficié aux gares et points d’arrêt pour les rendre plus accueillants : nouvelle sonorisation, panneaux indicateurs plus clairs, nouveaux guichets... Du nouveau matériel est progressivement mis en service sur des liaisons de plus en plus nombreuses du réseau : il s’agit des voitures I11, des automotrices AM96, des voitures M4 rénovées et des automotrices Break modernisées. Dans les prochaines années, des nouvelles locomotives type 13, des autorails AR41 ainsi que des voitures à double étage contribueront encore à rehausser le niveau de confort des voyageurs.
De bout en bout
Le voyage en train n’est bien souvent qu’un des maillons d’une chaîne de déplacements plus longue.
Entre le domicile et la gare, il faut encore emprunter la voiture, ou des transports publics urbains et régionaux. En concertation avec les sociétés de transport TEC, la SNCB a tâché de mettre en concordance les horaires des trains et des bus afin d’offrir de meilleures correspondances.
Celles-ci font d’ailleurs l’objet d’un suivi, assuré depuis peu par un système électronique qui va bientôt être étendu à un grand nombre de gares wallonnes (cette année à Ottignies, Braine-l’Alleud, Châtelineau, Verviers-Central, Andenne, Tubize, Ath, Waremme, Braine-le-Comte, Mons et Charleroi ; en 1999 à Nivelles, Tournai, Saint-Ghislain, La Louvière-Sud, Welkenraedt, Arlon, Ciney Libramont et Huy).
Enfin, une attention particulière a été portée aux infrastructures de correspondance pour que les trajets entre train et bus se déroulent dans les meilleures conditions. À cet égard, des aménagements importants sont en cours de réalisation à Ath, Leuze, Rixensart, Genval et Verviers-Central et d’autres encore en projet ou sur le point de débuter.
Source : Le Rail, juillet 1998
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