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France : Une politique d’investissements que l’on envie

mardi 11 juin 2024, par Rixke

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La route, le rail et l’eau, trois voies de communication indispensables à la communauté... Mais quand verrons-nous une juste coordination des investissements ? La France a donné le ton. On envie la S.N.C.F. qui s’est vu attribuer, par le Ve plan quinquennal d’investissements, des montants s’élevant à 30 % de ceux qui seront consacrés à la route, aux voies navigables et aux ports.

Le gouvernement français, dans son Ve plan quinquennal d’investissements, a réservé une large part aux transports par voie ferrée : 6,4 milliards de FF pour le matériel roulant, 2,4 milliards pour les installations fixes, 0,4 milliard pour l’électrification. La S.N.C.F. s’est vu attribuer ainsi des montants s’élevant à 30 % de ceux qui seront consacrés à la route, aux voies navigables et aux ports. Le but de cette politique raisonnée de coordination des investissements de transport est de stimuler les différentes techniques en fonction de leur intérêt pour l’économie nationale, selon les principes du traité de Rome.

Notre pays, membre de cette communauté, devra tôt ou tard s’aligner sur ses grands partenaires. La France a déjà donné le ton, et des efforts comparables sont, dès à présent, poursuivis en Allemagne. Or les 30 % de la S.N.C.F., résultat d’un examen approfondi des impératifs économiques et sociaux, représentent un pourcentage de loin supérieur au pourcentage correspondant qui est attribué à la S.N.C.B. Si la Belgique s’entêtait à sous-estimer l’importance relative du rail, son réseau ferroviaire ne pourrait pas être tenu au niveau de ses voisins. Etant donné la situation géographique de notre pays et son rôle dans les échanges internationaux, il ne pourrait en résulter qu’un grave préjudice pour l’ensemble de l’économie nationale.


Source : Le Rail, septembre 1967