Accueil > Le Rail > Brèves ferroviaires > Espagne

Espagne

vendredi 20 juin 2025, par Rixke

Entrée résolument dans l’ère de la grande vitesse ferroviaire il y a huit ans déjà, la Renfe continue d’investir massivement dans les lignes nouvelles sans pour autant négliger son activité fret ou le trafic de banlieue.

En avril 1992, la ligne à grande vitesse Madrid-Séville était mise en service, permettant aux rames AVE de parcourir la distance entre les deux villes en 2 h 45. À partir de 1995, grâce à une augmentation de la vitesse, ce temps de parcours a été réduit à 2 h 15. Outre les AVE, la ligne est aussi parcourue par des rames Talgo tractées par des locomotives Siemens. Le succès de cette ligne a conforté la Renfe dans l’idée de constituer un vrai réseau de lignes nouvelles destinées non seulement à relier entre elles les principales villes de la péninsule mais aussi à se connecter au reste de l’Europe.

Le projet le plus avancé concerne Madrid - Lérida - Barcelone (615 km). Aujourd’hui, entre Madrid et Lérida (450 km), la plate-forme et de grands ouvrages d’art sont déjà construits. Les premiers rails devraient bientôt être posés et la mise en service est programmée en décembre 2002. La section Lérida - Barcelone est prévue pour 2004. L’objectif est de proposer un temps de parcours total de 2 h 30 contre 6 h 30 actuellement à une vitesse commerciale de 350 km/h, ce qui serait une première mondiale. D’autres projets sont en cours, comme la construction d’une ligne à grande vitesse entre Madrid et Valladolid pour 2006 (200 km avec un passage difficile sous la Sierra de Guadarrama), entre Cordoue et Malaga (200 km) et entre Madrid et Valence (de 400 à 500 km selon le tracé envisagé). Quant au trafic de banlieue, il est passé de 328 millions de passagers en 1995 à 375 millions en 1999 mais est victime de son succès : en bien des points du territoire, les voies existantes sont arrivées à saturation. Son activité fret fait aussi l’objet de toutes les attentions. L’objectif de la Renfe est d’augmenter sa part de marché (très faible, seulement 4 % des marchandises sont transportées par le rail !) par le biais de la spécialisation.


Source : Le Rail, juin 2000