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U.I.C. : Recherche du confort optimal des voyageurs
jeudi 19 décembre 2024, par
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En 1966, l’Union internationale des Chemins de fer a chargé un groupe de travail de rechercher le confort optimal du voyageur. Ce groupe comprend des représentants des services commerciaux, de l’exploitation, des services techniques et des relations publiques de différents réseaux ainsi que de la Compagnie internationale des Wagons-Lits et du Tourisme. En raison des aspects physiologiques et psychologiques du problème, il a été fait, en outre, une large place aux représentants du corps médical.
Le but des travaux est de contribuer à faire du chemin de fer le mode de transport qui respecte le mieux l’homme. Le groupe examine les facteurs qui font que le voyage peut être une fatigue ou une détente ; il inventorie les désirs et les besoins des voyageurs et cherche à détecter ce qui peut provoquer un sentiment d’inconfort physique ou psychologique.
Pour ce qui est du bruit et des vibrations, les recherches concernent les organes de l’ouïe et de l’équilibre, ainsi que le système nerveux et l’appareil circulatoire. Une enquête a été entreprise auprès des voyageurs circulant dans des voitures affectées au trafic à grande distance.
Au sujet des sièges de voitures, le problème est compliqué : ils doivent être adaptés à une très grande variété d’utilisateurs. Grâce aux études effectuées dans différents pays, on a déterminé un certain nombre de mesures anatomiques. Ces informations permettent d’uniformiser certains aspects des sièges et de mieux satisfaire la majorité des voyageurs en soutenant la colonne vertébrale de façon appropriée, tout en évitant qu’une pression soit exercée sur la partie postérieure de la cuisse ou des muscles du mollet.
Les études relatives aux effets sur les yeux de l’éclairage, des couleurs, du mouvement et de la vitesse sont bien avancées. S’il apparaît que la fluorescence est la solution de l’avenir, le choix de la couleur est un problème plus difficile. En ce qui concerne les teintes, il est établi que certaines d’entre elles favorisent le mal des transports. Il ne semble pas que des problèmes fondamentaux soient posés par la vitesse jusqu’à 200 km/h. Pour des vitesses supérieures, il y aura peut-être intérêt à réduire la perception du paysage : on a constaté, chez certains sujets, des déformations de l’enregistrement électro-encéphalographique lorsqu’il y a succession rapide des images.
Source : Le Rail, avril 1969
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