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Monde : Vitesse : facteur de concurrence
lundi 30 décembre 2024, par
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« L’accélération des progrès n’est, plus le monopole de l’avion. » Voilà ce qu’on lit dans un article paru dans le « Bulletin de l’Institut des Transports aériens » (I.T.A.).
L’I.T.A. pense que, en trafic « voyageurs », la part de l’avion peut s’évaluer à 4 % pour une distance de transport de 100 à 500 km, à 10 % pour une distance comprise entre 500 et 1.000 km, 50 % pour un kilométrage compris entre 1.000 et 4.000 km ; au-delà de 4.000 km, l’avion a le quasi-monopole du transport.
On s’explique la part relativement importante de l’avion pour les trajets compris entre 500 et 1.000 km, permettant à l’usager un aller et retour dans sa journée. Mais sur de tels trajets, « un doublement des vitesses, dit l’I.T.A., n’apporterait pas un avantage notable, alors que le transport de surface reprend progressivement une partie dos avantages perdus au cours des dernières années dans les domaines de la vitesse, des fréquences et du confort ».
La recherche de l’accroissement des vitesses sur rail a frappé les milieux du transport aérien : « ... C’est sur les distances moyennes que se pose surtout le problème de l’augmentation des vitesses. La tenue à Vienne d’un symposium sur les grandes vitesses ferroviaires, en juin 1968, en porte le témoignage, de même que de nombreux projets élaborés en vue d’accélérer les transports interurbains et qui conduisent à reposer, dans certains cas, dans des termes nouveaux, le problème de la concurrence air - fer. L’encombrement des aéroports et les difficultés d’accès du centre-ville aux aéroports rendent en effet illusoire, dans la conjoncture actuelle, une augmentation de vitesse et de capacité des appareils en service. L’exemple de la ligne de Tokaïdo, au Japon, a montré que sur des distances moyennes, un chemin de fer moderne peut être un concurrent plus que sérieux de la liaison aérienne. »
Source : Le Rail, mai 1969
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