Accueil > Le Rail > Personnel > Les hommes
Les hommes
Robert Townsend.
jeudi 18 septembre 2025, par
Toutes les versions de cet article : [français] [Nederlands]
Toute l’organisation moderne est bâtie sur la présomption que :
- Les gens ont horreur du travail ;
- Il faut les forcer et les menacer de punition pour qu’ils travaillent dans le sens des objectifs communs ;
- Ils recherchent la sécurité, n’ont pas d’ambition, veulent qu’on leur dise quoi faire, fuient les responsabilités.
Le fait d’avoir affaire à des individus éduqués au sein d’une société libre et évoluée, pour lesquels les trois premiers besoins fondamentaux : survivre physiquement, être en sécurité et appartenir à une société, sont satisfaits, doit entraîner le remplacement de ces présomptions par les suivantes :
- Le travail est aussi naturel aux gens que le repos ou le jeu ;
- Il n’est pas nécessaire de les convaincre. S’ils se sont librement engagés à la poursuite d’un objectif commun, Ils se dirigeront eux-mêmes mieux qu’on ne les dirigera ;
- Mais ils ne le feront que dans la mesure où ils perçoivent une satisfaction des deux derniers besoins fondamentaux : l’ego, c’est-à-dire l’estime de sol et le statut ; le développement, c’est-à-dire, le sentiment de progresser et de se perfectionner en tant qu’individu.
Source : Le rail, mai 1971
Rixke Rail’s Archives