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Le rapport à l’Assemblée Générale du 28 mai 1971
lundi 22 septembre 2025, par
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Ce rapport du Conseil d’administration de la SNCB sur notre activité en 1970 est des plus intéressant : non seulement il enregistre de bons résultats mais il annonce un avenir plein de vitalité.
Bien que l’expansion économique se fût infléchie en 1970 au sein de la CEE, la demande de transport a été soutenue. Le trafic ferroviaire global a atteint sur notre réseau le sommet de 16 076 millions d’unités kilométriques, dépassant de 110 millions le record précédent, obtenu en 1964, et de 422 millions le trafic de 1969.
Malgré la régression accentuée du marché national du charbon (- 56 millions de tonnes-km transportées par rail), nous avons transporté plus de marchandises par wagons complets (5,4 p.c. de plus qu’en 1969), grâce au trafic international qui atteint maintenant près de 85 p.c. du total obtenu dans ce secteur. Nous avons surtout transporté plus de produits sidérurgiques (+ 242 millions de tonnes-km), plus de minerais (+ 82 millions), plus de produits chimiques (+ 103 millions), plus de carburants (+ 58 millions).
Quant au trafic des marchandises de détail et à celui des voyageurs, ils restent stables. Le rapport note le développement du tourisme international et l’accroissement des voyages effectués en 1re classe (+ 3,7 p.c).
La Société n’a pas obtenu l’indemnisation complète de toutes les charges et obligations qui lui sont imposées. Dans notre prochain numéro, il sera question de ce problème et des compensations partielles accordées à la SNCB. Le rapport émet le vœu que les décisions relatives à la normalisation des comptes impliquent un traitement plus équitable encore, notamment en ce qui concerne la répartition des charges d’infrastructure.
Pour ce qui est de l’avenir, nous devons tenir compte de la politique des transports suivie dans des pays voisins pour favoriser le glissement vers le rail de certains courants de transport encombrant les routes ; de la prépondérance que prend le trafic international ; de l’expansion du trafic par grands conteneurs ; de la substitution progressive des transports de produits pétroliers à ceux de combustibles solides ; des réformes profondes que les chemins de fer européens entendent mener à bien pour répondre à leur mission. Le plan décennal (voir le Rail de mai) a énoncé les objectifs fixés en conséquence ; le rapport en rappelle les grandes lignes.
Il rappelle aussi les réalisations spectaculaires dont nous avons parlé en détail à l’occasion de leurs inaugurations. Comme M. le Directeur général l’a dit dans son message de début d’année, le rail fut, en 1970, au premier plan de l’actualité. Entre Liège et Namur, dans la région de Mariembourg, à Berchem, à St-Nicolas, de grands travaux, menés à bonne fin, ont témoigné aux yeux du pays, de la vitalité de son chemin de fer, ce moyen de transport qui lui rend des services inestimables.
Le rapport rappelle aussi d’autres réalisations et acquisitions importantes :
- mise en service de treize automotrices et trois locomotives électriques à bogies monomoteurs ; de 1 326 wagons, dont 326 construits dans nos ateliers ;
- améliorations apportées au service international, notamment au bénéfice du trajet Paris - Cologne ; remise en service de trains de voyageurs entre Herentals et Turnhout ; mise en service de nouveaux trains à horaires cadencés, de trains supplémentaires pour le transport de voitures automobiles accompagnées ; de nombreux trains renforçant le service des marchandises, notamment des trains homogènes complets ;
- suppression ou forte réduction des temps d’arrêt aux frontières pour 44 trains complets de marchandises ;
- renouvellement de 60 km de voies et pose, sur 143 km de voies, de longs rails soudés ;
- amélioration de l’équipement ferroviaire des grands ports ;
- suppression de 16 traversées à niveau ; équipement de feux automatiques à 56 PN et de barrières partielles à 49 ;
- installation de la télévision en circuit fermé à des PN (Bilzen et Namur) ;
- suppression de 39 cabines de types anciens et mise en service de 21 cabines « tout relais » ;
- installation du block automatique sur 68 km de lignes ;
- construction de ponts à Zemst, Weerde et Audenarde ; d’un ouvrage à poutres préfléchies à Froyennes ;
- mise en service de 30 téléimprimeurs ;
- installation d’un central téléphonique, équipé pour la desserte de 800 usagers, dans le nouveau bâtiment de la rue de France à Bruxelles ;
- amélioration du service de la réservation des places par liaison avec l’ensemble électronique de Francfort-sur-le-Main ;
- construction de bâtiments dans les gares de Berchem, Anvers Rive gauche, Lommel et Arlon ;
- construction de nouveaux parcs de stationnement pour automobiles à Braine-l’Alleud, Charleroi Sud, Denderleeuw, Piéton et Wavre ;
- construction de couloirs sous voies à Ath, Flémalle-Haute, Lierre, Moustier, Watermael et St-Trond ;
- allongement des quais à Gand St-Pierre, Bruges et Ostende ;
- installation d’un traînage automatique des transpalettes à Gand Est ;
- installation d’un tour à reprofiler les bandages de roues de locomotives ;
- installation d’un laboratoire de langues ;
- mise en vigueur de l’abonnement MTB ;
- modifications de la structure des tarifs généraux dans le souci d’obtenir une meilleure utilisation de la capacité des wagons ;
- renforcement de l’action de la publicité et de la prospection commerciale.
Signalons encore que le Conseil note le gros effort mené à bien pour le recrutement de personnel supplémentaire et exprime sa satisfaction et ses remerciements à tous les agents.
Source : Le rail, juin 1971
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