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Sur le vif
mercredi 3 juin 2026, par
Que de monde ces 5 et 6 mai à Bruxelles-Midi pour le coup d’envoi des festivités organisées à l’occasion du 75e anniversaire de la SNCB ! Seuls, en famille ou en groupes, munis pour certains d’appareils photographiques, des gens de tout âge circulaient dans la gare dans une ambiance bon enfant. C’est qu’il y avait beaucoup de choses à voir et à entendre : dans le hall, des panneaux proposaient de petites expositions sur de vieilles affiches, le projet du RER bruxellois, l’histoire de la SNCB ; aux stands, des cheminots délivraient au public des informations sur les métiers du rail et des articles à acheter (vidéo, affiches...). Sur les quais, on pouvait admirer des locomotives à vapeur, des voitures déclassées ou récentes ainsi que le train royal. Dans les postes de conduite accessibles, des collègues renseignaient les curieux et les passionnés sur les coulisses de la conduite ferroviaire. Dans les voitures, d’aucuns prenaient un peu de repos en appréciant le confort des sièges ou des vieilles banquettes en bois. Il y avait foule aussi pour découvrir la cabine de signalisation. Il fallait s’inscrire pour la visite et des comédiens du Magic Land Theatre assuraient, avec leur talent habituel, le service d’ordre. Attifés de costumes à faire pâlir d’envie les chasseurs des hôtels les plus huppés de l’avenue Louise, ils ne manquaient aucune occasion de distiller anecdotes et calembours auprès d’un public patient et amusé. Quant à la visite de l’atelier de Forest-Midi et aux parcours Bruxelles-Midi - Wannehain en TGV, ils rencontrèrent également un franc succès.
Même engouement pour le petit musée installé dans la salle d’attente réservée aux voyageurs à destination de l’étranger. Outre du matériel ancien (guichet, tampons, pinces, panneaux de signalisation, costumes...), on pouvait encore voir un film retraçant les péripéties du chemin de fer depuis sa création. Pour agrémenter ce programme copieux mais intelligemment élaboré, des fanfares, des acrobates et des comédiens divertissaient le public en plusieurs endroits. Si l’on ratait un numéro ou si l’on voulait le revoir, pas de panique, on le retrouvait un peu plus loin, les artistes toujours aussi affables et souriants... sauf une vieille harpie, vedette sur le retour, tout droit sortie d’un Orient Express dont les esclandres successifs résonnent encore aux oreilles de son pauvre porteur de bagages. Bref, ce furent deux belles journées marquées au sceau de la ferveur du public pour un moyen de transport qui est loin d’avoir dit son dernier mot !
Source : Le Rail, juin 2001
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