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Par-delà les frontières
lundi 14 septembre 2026, par
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Faisons un petit bond supplémentaire et nous voici à Cologne. Cette superbe ville rhénane mérite indiscutablement une attention particulière. Dans le prolongement des axes Ostende - Verviers et Erquelinnes - Verviers, circulent plusieurs trains à destination de Cologne, qui vous amènent au cœur de cette trépidante cité.
La Hauptbanhof, où règnent une ambiance et une animation telles qu’un enthousiaste des chemins de fer ne saurait par où commencer, se trouve à peine à deux pas de la célèbre cathédrale (le Dôme) et des bords du Rhin que la pollution industrielle n’a hélas pas épargné.
Cette situation de la gare offre beaucoup d’avantages. Cologne possède en effet tant de choses remarquables qu’il ne faudrait pas moins d’une semaine pour tout visiter. Bien sûr, en une seule journée, on peut déjà se former une bonne opinion. Celui qui aime être bien documenté, avant d’entamer sa visite éclair, s’adressera d’abord au « Verkehrsamt der Stadt Köln », près de la cathédrale.
Deux tours au-dessus des débris
Evidemment il est impensable de visiter Cologne sans aller admirer la cathédrale, qui constitue en fait un des monuments nationaux les plus célèbres de toute la République fédérale d’Allemagne, un édifice qui s’est tiré de la deuxième guerre mondiale sans trop de dégâts. En 1945, après la fin des hostilités, elle dressait toujours fièrement la silhouette de ses deux tours élégantes et intactes (hautes de 160 mètres) au-dessus des débris de la ville écrasée, sinistrée à plus de 75%.
L’édifice religieux a quand même été touché directement à quatorze reprises par des bombes explosives ou incendiaires qui ont laissé des cicatrices dans les arcs-doubleaux richement ornementés, les arcs-boutants, les vitraux d’art, ainsi que sur les innombrables statues de saints, gargouilles et autres figurines. Pourtant, grâce à la solidité de ses assises, la cathédrale est demeurée en grande partie intacte. Quel plus bel hommage pouvait-elle rendre à ces artisans successifs qui ont mis plus de six siècles à en faire ce qu’elle est toujours aujourd’hui !
La lèpre de la pierre
Mais si la guerre s’est avérée impuissante, le temps – en y mettant le prix – semble un adversaire autrement redoutable. De façon sournoise et quasi imperceptible, ce chef-d’œuvre gothique est rongé par la pollution chimique de l’atmosphère. Cette « lèpre de la pierre » a déjà entamé un tiers de la face extérieure de la cathédrale, qui, selon les experts, tombera insensiblement en ruines, si on ne double pas rapidement les subsides annuels de restauration, qui atteindraient ainsi largement les 3 milliards de marks, soit 42 milliards de francs.
La ville de Cologne possède encore nombre de belles églises, anciennes et nouvelles. En 1965, on en comptait, pour Cologne et ses faubourgs, pas moins de 112 affectées au culte catholique et 41 au culte protestant.
Déjà avant la guerre, 46 églises avaient été placées sous la tutelle de la Société de sauvegarde des monuments historiques. Aucune d’entre elles n’a traversé la guerre sans subir de dommages.
Des vitrines au bateau
Dans les environs immédiats de la cathédrale, il y a bien sûr encore pas mal de choses à voir. Et, le lécheur de vitrines notamment, pourra satisfaire son appétit dans les rues sans circulation des alentours.
Une promenade le long du Rhin ou une excursion en bateau sur le fleuve constitue une des nombreuses possibilités que vous offre cette ville aux richesses insoupçonnables. A vous de choisir !
Avant de reprendre le train, n’oubliez pas de vous munir de votre flacon d’eau de Cologne, qui n’a rien de commun avec celle du Rhin.
Source : Le Rail, novembre 1973
Photos DZF : Office allemand du Tourisme.
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