Fait curieux : le chien (ce « fidèle ami de l’homme », d’après ce que l’on dit couramment) ne bénéficie guère de cette réputation dans notre langue. À l’appui de cette constatation, voici une série d’expressions qui donnent du chien une image bien différente. Une mine de chien n’évoque guère l’optimisme, moins encore si l’on précise avoir un air de chien battu. Être coiffé à la chien n’est pas toujours le meilleur moyen de plaire, il ne s’agirait pourtant pas de se cacher comme un chien (…)
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Chronique du langage
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La place du chien
5 août, par Rixke -
Des picaillons au grisbi
17 juin, par RixkeJe suis à sec, pas un rond, plus un radis ; mais toi, tu ne parles que de pognon, picaillons par-ci, gros sous par-là, tu te fais ton oseille, tu nages dans le fric !
Belle entrée en matière pour annoncer que nous allons « parler galette » ! Quelle abondance de presque synonymes pour désigner le capital, l’argent, la monnaie, mais aussi quelle évolution. Car les mots qui me servaient dans mon enfance (au début du siècle passé... déjà !) sont abandonnés, parfois oubliés ; il arrive encore (…) -
Pour vous faire une belle jambe
13 mai, par RixkeLa jambe, notre premier moyen de locomotion ! Rien d’étonnant donc à ce que la langue recoure fréquemment à l’emploi de ce terme.
Première distinction : avoir de bonnes jambes, c’est-à-dire marcher, courir facilement ou avoir de mauvaises jambes pour signifier le contraire. D’un côté, vous avez desjambesde vingt ans, de l’autre le choix est plus pittoresque, avoir les jambes molles, avoir les jambes en coton, en flanelle, en pâté de foie !
Déjà pointent les notions de faiblesse et de (…) -
Comment Eugène doit aimer Madeleine
18 mars, par RixkePour vous mettre au parfum !
Nous commencerons par des banalités, des faits bien connus, des portes ouvertes que nous ne devrons pas enfoncer ! Il s’agira, disons-le d’entrée de jeu, de phonétique, exactement de voyelles, plus exactement de voyelles nasales qui se « dénasalisent ».
Première question à laquelle l’école primaire ne répond pas souvent : qu’est-ce donc qu’une voyelle nasale ?
Tout commence bien, la réponse est simple. À côté des voyelles auxquelles nous sommes habitués (…) -
Le train avant « nos trains »
11 février, par RixkeOn a parlé de train dès le XIIe siècle (vers 1160), donc plus de six cents ans avant que ne soient mis sur rails la locomotive et l’ensemble des voitures. Train ne fut d’ailleurs pas leur première appellation : on a parlé d’abord de convoi et de remorqueur. La rue du Remorqueur dans le quartier Léopold en perpétue le souvenir. L’histoire de la langue française (notamment avec le monumental Trésor de la langue française et le récent Dictionnaire historique du français, d’Alain Rey) nous (…)
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Lettres et langue (2)
3 décembre 2025, par RixkeDans le précédent numéro nous évoquions les lettres dont nous nous servons pour écrire et qui ont chacune leur nom. Nous nous étions arrêtés à la lettre J. Poursuivons donc notre propos avec, tout d’abord, la lettre K. Celle-ci ne nous retiendra guère. Rappelons simplement son emploi dans K.O. et dans O.K. en soulignant la différence de prononciation ; que l’on dise « ké » dans O.K. s’explique naturellement par le caractère d’abord oral de l’emprunt à l’anglais. Très peu de chose pour le L. (…)
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Lettres et langue (1)
19 novembre 2025, par RixkeLes lettres dont nous nous servons pour écrire ont chacune leur nom ; il n’est peut-être pas inutile de rappeler comment ce nom leur a été donné. Pour les voyelles, c’est très simple : elles sont désignées par leur valeur habituelle en français, un A, un E (on doit prononcer cet E comme dans les mots neuf et sœur, jamais comme dans été), un I, un O (à prononcer comme dans cocotte), un U (comme dans usure). Pour désigner les consonnes, on a eu recours à deux procédés principaux. Le premier (…)
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Qu’est-ce que le Yod ?
8 octobre 2025, par RixkeLe Yod ? « Semi-consonne fricative palatale » nous expliquent les dictionnaires ! Mais qu’a pu comprendre le lecteur moyen à cette définition technique ? Rien, absolument rien dans la plupart des cas, disons-le franchement.
D’abord, on nous lance à la tête ce terme « semi-consonne » à propos duquel les linguistes eux-mêmes ne s’accordent pas : les uns disent semi-consonne, les autres parlent de semi-voyelles ! Faisons le point. Notre langue se parle à l’aide de trois sortes de sons ; d’une (…) -
Heureux les simples d’esprit
28 septembre 2025, par RixkeII était à prévoir que les simples, les attardés, les demeurés et les sots soient désignés, dans notre langue, par des noms d’animaux.
A commencer par animal et bête qui s’emploient très souvent à cette fin. Bête a joui d’un succès linguistique particulier en nous offrant un éventail de possibilités. Si grosse bête n’a rien de vraiment original, signalons tout de même la réduplication bébête, les dérivés bêta et bêtasse. Le français de Belgique recourt assez souvent à la forme wallonne : (…) -
Qu’est-ce qu’un fromage ?
31 août 2025, par RixkeRien que pour la France, on estime à plus de quatre cents les espèces de fromage ! Succès remarquable si l’on pense que jusqu’au milieu du XIXe siècle le fromage n’était qu’une production fermière. Aujourd’hui, l’industrie s’en est emparé car la consommation s’est largement répandue.
Jadis, il faut le savoir, le fromage était considéré comme une nourriture de paysans. Un proverbe ne disait-il pas
Fromage, pain et vin Repas de vilain ?
Vilain avait alors le sens de paysan, manant, (…)
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