De nos jours, peu de gares possèdent encore des verrières, ces hautes serres de fer et de verre s’arquant majestueusement par-dessus les quais et les voies. Ces cathédrales de sons et lumières, nobles privilèges des grandes gares citadines, ont fait place à des bâtiments plus sobres, plus modernes. Pourtant, on les évoque encore avec nostalgie, et le souvenir de quelques cantates étranges venu de la brume confuse d’une gare crépusculaire nous prend doucement et nous emporte dans son vertige (…)
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Témoins d’hier
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Ces cathédrales de verre et de suie
18 novembre, par Rixke -
« Un p’tit train s’en va dans la campagne... »
12 août, par RixkeLe réseau ferré à écartement normal (1,435 m) a établi des relations fructueuses de bon voisinage avec les réseaux d’importance secondaire, à écartement moindre (1,000 m). En 1900, on dénombrait déjà plus de 85 points d’échange entre ces deux réseaux.
Sise à l’ombre des chênes et des hêtres soniens, alors que la bourrasque de novembre entraîne les dernières feuilles mortes et fait courber l’échiné des panaches blancs des locomotives, la petite gare de Groenendael surgit devant nous, belle (…) -
Noir et blanc
22 juin, par RixkeL’hiver bat son plein et son âpreté glaciale n’épargne personne. La voie résiste, les rails se contractent, les cheminots peinent mais les trains roulent. Blottis les uns contre les autres, les voyageurs somnolent dans un bien-être surchauffé. Leurs regards ne vont pas plus loin que les vitres givrées du compartiment. Qui d’entre eux soupçonne l’activité fébrile qui entoure les trains, le mal que se donnent les cheminots pour assurer un service régulier ? Combien de fois, en une nuit, (…)
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« Et j’entends siffler le train »
17 juin, par RixkeVoici déjà de nombreux jours que nous voyageons ensemble ; l’infrastructure de notre réseau ferré nous confie peu à peu ses secrets. Que de longs moments passés dans les salles d’attente ou sur les quais, royaumes des courants d’air et des pas perdus ! Nous semons généreusement, à qui veut les prendre, quelques miettes d’attente passive, d’impatience mal contenue, de regards lointains... Pourtant, si nous laissons errer notre regard autour de nous, nous ne tardons pas à découvrir mille et un (…)
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Dans la bruyère campinoise
9 juin, par RixkeUn joli rayon de soleil gambade sur la fenêtre poussiéreuse et vous fait la nique. Il vous invite, comme moi, à prendre un billet pour un voyage de fantaisie au gré du rail, à délaisser le fatras des jours habituels. Tant bien que mal, vous tentez de vous concentrer sur votre travail. Mais rien n’y fait, vos yeux boudent résolument les occupations laborieuses. Ils se réjouissent déjà à la perspective de découvrir un nouvel horizon, un paysage autre que celui que la monotonie des jours sans (…)
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Signaux
10 mai, par RixkeSi vous le voulez bien, nous irons à la rencontre des signaux qui, tels des Çiva métalliques en méditation, dirigent en toute sécurité les convois à l’entrée ou à la sortie d’une gare et en pleine voie.
Lundi, nous partons de Bruxelles Midi à 6 h 54 du matin pour atteindre Chimay à 10 h 43. Il faut presque quatre heures pour parcourir les 127 km séparant le siège des pouvoirs publics de la capitale du pays des rièzes et des sarts. Le petit train musarde tout à son aise en empruntant un (…) -
Les tunnels
26 avril, par RixkeTUNNEL... que de souvenirs d’enfance, que de pincées d’angoisse évoquent ton nom ! Calés sur la dure banquette d’un compartiment de troisième classe, accoutumés à la cadence du rail qui nous entraîne dans une demi-somnolence, nous laissons notre regard, au-delà de la vitre poussiéreuse, se perdre dans le paysage évanescent, entrecoupé d’ombres fugitives et de sourires fugaces. Tout à coup, le convoi, après un sifflement déchirant, plonge résolument dans les ténèbres opaques d’un tunnel. Dans (…)
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Témoins d’hier
8 juillet 2017, par RixkeFermons un instant les yeux, oublions nos soucis, l’exaspération citadine, le tumulte quotidien, laissons notre pensée s’apaiser un peu... Les illustrations d’anciennes cartes postales nous invitent à la rêverie. Des souvenirs surgissent de la nuit des temps et éveillent en nous le doux murmure d’un passé peut-être révolu mais toujours vivace. Au fond du cœur gonfle lentement un long soupir fait de rires et de larmes, de couleurs et de deuil. Des détails insignifiants reviennent tout à coup (…)
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Mais où sont les « vapeur » d’antan
28 août 2013, par RixkeVoici déjà plus d’une décennie que nos locomotives à vapeur ont piqué leurs derniers feux. L’ère de la traction vapeur s’est achevée officiellement le 20 décembre 1966, avec le train de voyageurs 8 155 remorqué par la locomotive 29 013 entre Ath et Denderleeuw. Une page importante de notre histoire ferroviaire était tournée.
A tout jamais... Les fumées capricieuses des machines d’antan ont déserté notre décor : elles ne souillent plus la lessive des ménagères. Vêtus d’un bleu de chauffe et (…) -
On vous propose un peu d’abri
7 août 2013, par Rixke« Un p’tit coin d’parapluie, un p’tit coin d’paravent... » pourrait-on dire en pastichant le poète.
De tout temps, la SNCB s’est préoccupée du confort des voyageurs, tant lors de leur voyage que lors de leur station sur les quais et dans les gares. Tout Belge sait par expérience que notre climat maritime se caractérise avant tout par la fréquence de la pluie et du vent, ainsi que par une tendance à la température frisquette. Chez nous l’imperméable, les bottes et le parapluie ne restent (…)
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