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La naissance des voitures à voyageurs

Phil Dambly.

mercredi 11 juillet 2012, par rixke

L’histoire des voitures à voyageurs commence avec l’inauguration du « Stockton & Darlington », en 1825. Les invités se placèrent dans des wagons à charbon, mais le convoi comportait aussi une voiture fermée, dont la caisse ressemblait à celle d’une diligence. Cette voiture portait le nom d’ « Experiment ». A partir du 10 octobre 1825, elle circula régulièrement entre les deux villes. Elle serait donc la première voiture de train à vapeur.

En Amérique, à partir de 1830, des trains furent formés de voitures se composant d’une caisse de malle-poste, avec des banquettes d’impériale, posée sur un châssis de wagon.

C’est le « Liverpool & Manchester Rly », en Angleterre, qui a, dès 1830, déterminé les formes définitives des voitures.

Celles de première classe furent composées d’un châssis à quatre roues portant une caisse sur ressorts. Cette caisse était formée de trois compartiments de diligence avec banquettes transversales et portières à chaque compartiment. Sur la voiture se trouvait une grille à bagages et un siège de garde.

La deuxième classe était équipée de wagons en forme de chars à bancs avec ou sans portière, tandis que la troisième classe disposait de voitures ouvertes, souvent sans sièges.

En France, en 1831, la « Compagnie du Chemin de fer de Lyon à Saint-Etienne » utilisa des voitures de première et de deuxième classe, ne roulant que dans un sens, et munies à l’avant d’une plate-forme, où se tenait un cocher. En effet, jusqu’en 1834, les trains de voyageurs étaient tirés par des chevaux à la montée et descendaient la pente par gravité, la vapeur étant réservée aux convois de charbon.

Les premières voitures belges, en 1835, étaient inspirées par le matériel du « Liverpool & Manchester ». Celles de première classe étaient appelées « berlines ». Celles de deuxième et de troisième classe étaient munies de bancs, qu’il fallait enjamber pour gagner sa place. La deuxième classe offrait sur la troisième l’avantage d’avoir une toiture, mais les parois latérales restaient ouvertes. En hiver, on répandait de la paille sur le plancher pour permettre aux voyageurs de conserver les pieds chauds. L’attelage était rudimentaire, le tendeur n’existait pas pour rapprocher les tampons : le démarrage et l’arrêt étaient accompagnés de chocs pénibles.

Vers 1840, le « Saint-Etienne », à Lyon, adopta un type de voiture allongée, à neuf fenêtres, avec accès aux extrémités et reposant sur deux bogies, mais cet essai intéressant resta isolé et sans suite.

 ETAT BELGE - 1835

Berline 1e classe
Wagon 2e classe
Char à bancs 3e classe

 CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLEANS - 1840

Voiture 1e classe
Wagon 2e classe
Char à bancs 3e classe

Source : Le Rail, juin 1962