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Petite chronique des premiers temps : les rails

mercredi 24 janvier 2018, par rixke

Les rails de l’époque étaient de deux sortes :

Rail « subondulé », c’est-à-dire présentant un renforcement inférieur entre portées de traverses et les rails « parallèles », c’est-à-dire présentant la surface de roulement et la surface inférieure parallèles.

Dans les projets de 1833 le poids prévu pour les rails était de 17 kg par mètre courant et leur longueur de 4,57 m (5 yards de 0,914 m).

Cependant, dès la fin de 1836, le poids au mètre courant est porté à 21,70 kg, voire de 25 à 26 kg pour les rails « parallèles ».

La tonne de rails coûtait en 1839 : 340 francs.

Beaucoup de choses ne sont pas nouvelles sous le soleil et le lecteur appréciera et méditera le texte suivant extrait du rapport présenté aux Chambres législatives le 12 novembre 1839 par le ministre des Travaux Publics de l’époque : Charles Royer (page 18) :

La crise industrielle et commerciale des derniers mois de 1838 a déterminé le gouvernement à passer des marchés de rails, pour des quantités qui excédaient les besoins du moment ; ces marchés ont atténué les conséquences de la stagnation de l’industrie métallurgique ;

Le texte poursuit :

on peut ajouter que les fournitures anticipatives auxquelles ils ont donné lieu, dans certains cas, n’ont pas été onéreuses au gouvernement, la modération des prix compensant amplement la perte de l’intérêt.

Les exégètes se pencheront sur la signification de « dans certains cas... ».


Source : Le Rail, janvier 1977